Visites Maison des Canuts & chez Brochier (Génération-XXI°)

 ✸À cheval sur l'histoire, l'économie et la végétalisation, en 2025, nous entamions une série sur…

Sites de Soieries à Lyon


*rappel technique "vers à soie & mûriers" < https://www.youtube.com/watch?v=VvUYrTNf7OA >


*Maison des Canuts : de la reprise aux actualités








*Brochier Soieries et Autres Textiles Spécifiques :

    



*La visite de l'atelier pédagogique rue du Bœeuf résume les étapes de l'élevage au fil : 

*actualité…








Commentaires

  1. JardinsDeMontchat Montchat23/10/26 21:49

    Il est intéressant de préciser que le plus célèbre des sériciculteurs lyonnais et sa famille font le voyage inverse, de France à l'Italie, appelé par de grands noms de cette industrie italienne : les échanges de talents et d'entrepreneur allaient dans les 2 sens, les 2 cultures s'influençaient mutuellement.
    Jean-Baptiste Poidebard, avait créé une grande magnanerie modèle, à Saint Alban, quartier voisin de Montchat vers 1810, où il éduquait les vers, dévidait, filait et tordait un fil de soie dite "Sina", de la plus grande blancheur, souvent appelée "des Poidebard".
    En 1835, Il est appelé en Toscanne par le Comte Nicolas Demidoff (Nikolaj) (1773-1828), devient Giovan Battista Poidebard, et s'installe aux environs de Florence , où il va diriger la manufacture de soieries de luxe créée par le comte , sur un domaine de 42ha, aménagé à partir de 1822 avec filature, rivières, lacs, fermes, zoo, hippodrome, jardins et serres.
    Ce domaine de San Donato comptait 30.000 à 40.000 mûriers. Les appartements du
    vaste palais servaient tous alors de magnaneries. 150 femmes étaient employées pour l'éducation des vers à soie, pratiqué selon le système persan.
    La première production de soie eut lieu en 1839 avec 72 chaudières à vapeur pour le dévidage, 30 ateliers de bobinage employant environ 200 femmes. En l'absence de moulinage mécanique à Florence, 24 tours furent construits dans l'Alauda de San Donato. La la direction de l'éducation des vers à soie et de la filature avait été confiée M. Poidebard.
    Les métiers à tisser commencèrent à fonctionner au nombre de 48 entre 1841 et 1842, sous la direction de M. Cristof. On comptait 36 métiers simples pour les gros napolitains, les ermisini et les satins, 6 métiers Jacquard pour les tissus à motifs et 6 pour les velours.
    Avec la culture des vers à soie et la fabrication de la soie, S. Donato devient un centre industriel
    extrêmement prospère, organisé à grande échelle dans tous les domaines, doté également de son propre service télégraphique.
    Déjà membre de la St Royale d'Agriculture de Lyon, de la St Royale et Centrale d'Agriculture de France, de celle de Moulins, Jean Baptiste Poidebard intégrera celle de Turin, avant de devenir membre de la prestigieuse Société Impériale et Royale de Georgofili de Florence et d'être promu à la distinction grand-ducale de “Cavaliere”.
    Quant à son frère, Sébastien Poidebard, il s'installe, avant 1841, à Villerein aux environs de Turin, pour y monter une petite filature. Il obtient vite la protection de la riche famille de Pietro Sozzi et inaugure à Caprino près Bergame une manufacture, basée sur un métier de Vaucanson amélioré avec un système à vapeur à la Gensoul et une roue mue par un moulin hydraulique.
    Il avait obtenu un brevet en 1840, accordé par le roi de Sardaigne avec privilège de dix années pour l’invention d’une nouvelle mécanique au moyen de laquelle la soie se file et se dévide par une seule opération.
    .......

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