Abris Publics / Privés de la II°Guerre-Mondiale

✸Nous avons beaucoup publié sur la II°Guerre-Mondiale à Montchat : des témoignages, des documents, des photo… En cette veille de l'Armistice, une question hante une habitante du quartier… "pourquoi les abris du Jardin de l'Église ne sont-ils pas mis en valeur, comme ceux des États-Unis ?"
Nous avons donc relancé l'appel… 

Abris anti-Bombardements de la II°Guerre-Mondiale à Montchat

*Ceux qui ont vécu la II°Guerre-Mondiale se raréfient… ils étaient enfants… ils avaient souvent été mis à l'abri à la campagne durant les privations et les bombardements en ville.

•En interrogeant certaines personnes, des souvenirs reviennent : les caves
Les caves d'immeubles privés étaient aménagées en abris anti-bombardements : 


portes blindées destinées à isoler les parties communes dans les caves d'un immeuble social privé, construit juste avant-guerre vers Grange-Blanche

•Place de la Reconnaissance, les caves de l'immeuble de la place et des 5, 7, 9 cours Richard-Vitton, servaient d'abri et communiquaient : "Les cloisons entre les immeubles avaient été abattues pour avoir des salles souterraines. Après elles ont été remises en place. Nous y étions jusqu'à 40 à 50 personnes… dont quelques enfants…" nous relate Georgette (8 ans et 12 ans à l'époque)

"Nous en avions marre de descendre les nuits, il y avait les sirènes qui hurlaient, l'attente, la peur des impacts ou de la découverte des résultats des bombardements quand on remontait : connaissait-on des personnes touchées ou des habitants des bâtiments détruits… ?" [surtout la dernière année].

•Voici l'immeuble où descendait Évelyne avec ses parents, au 43 cours Henri, alors qu'elle avait entre 2 et 5 ans 


 car elle habitait dans l'immeuble de l'angle en face…
Elle cite également l'abri ou l'espace de l'Intrigante qui menait avenue du Château : 
 


•Dans les HLM nouvellement construits à l'époque, les bombardements de guerre avaient été prévus et les caves avaient été aménagées pour protèger les habitants, comme par exemple ceux de Lacassagne : si vous avez des souvenirs… svp 

Pendant la guerre, des madriers ont renforcé les fondations ; le sol était en terre battue.
La température était certes égale, l'air n'était pas renouvelé, car il n'y avait pas d'aération ou de ventilation et il règnait une certaine humidité ; par manque d'électricité, on utilisait les lampes à pétrole. Les séjours n'y étaient donc pas agréables, sans compter la promiscuité.
Le sol a été cimenté depuis, l'électricité amenée, mais les poutres de consolidation sont restées

➣Nous recherchons aussi des témoignages des habitants des Charmilles et de Verne/Feuillat…


et les abris publics…

•Il y avait aussi les abris publics, comme ceux de l'église, de l'école Louise, etc…


école Louis : abris retrouvés lors de travaux en 2010 ©AML

•"Ces abris sont en forme de chicane, pour casser le souffle d'une explosion. Les plafonds sont très bas et il n'y a aucune lumière. Il y avait de tels abris dans tous les quartiers, mais la plupart du temps, ils ont été démolis ou comblés."  Ville de Lyon Histoire Contemporaine 

•Grâce à un internaute° joint via son réseau social, nous avons un plan cadastral des abris du jardin de l'église ; par contre nous n'avons pas de photo ! à vos archives

AML : cote 923WP_337

•L'hôpital de Grange-Blanche, nouvellement terminé (en 1933) était aussi équipé d'abris : 
"Maman me menait dans les sous-sols de l'hôpital Édouard Herriot. Papa et ma grand-mère restaient dans la maison." témoigne Anne-Marie, 2 à 4 ans pendant la guerre, habitante du secteur avec les deux générations précédentes.


°Kévin Carpin @iconogone nous a dégoté cette archive pertinente

•communiquez-nous vos informations, photo,  via ✍︎ < patrimoines-montchat@gmx.fr >



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